Sortir du marasme, combattre la machine mortifère de l’UE

En cette nouvelle année, il est de coutume de présenter ses vœux. Respectons la coutume: nous souhaitons à tous les citoyens de ce pays de sortir du marasme dans lequel nous sommes plongés depuis un an et qui menace de se prolonger. La crise sanitaire a mis en évidence l’extrême dépendance de notre pays, conséquence de l’affaiblissement dramatique de son tissu industriel. Son extrême dépendance également sur le plan de la recherche. Et surtout les conséquences dramatiques des mesures prises au niveau européen visant au démantèlement des services publics et principal de l’hôpital. Pour ne rien dire de l’influence des lobbies pharmaceutiques anglo-saxons qui ont corrompu une partie non négligeable de la bureaucratie médicale et obtenu que l’UE dépense 2 milliards d’euro pour l’achat au laboratoire GILEAD du remdesivir, un médicament coûteux, sans efficacité et même nocif, au point que l’OMS en a recommandé l’interdiction.

Sur le front économique la situation n’est pas meilleure. Michelin annonce un plan massif de suppression d’emplois dont la raison est simple: l’entreprise fait face à concurrence chinoise qui est train de mettre à mal des grandes compagnies de ce secteur, Michelin, mais aussi Goodyear ou Bridgestone. Par exemple, Michelin continue pour l’instant de fabriquer des pneus rechapés dans son usine d’Avallon (« Pneus Laurent ») mais l’avenir de cette usine est sombre car les pneus neufs chinois arrivent sur le marché à un prix inférieur aux pneus rechapés. Rechaper les pneus, c’est pourtant bon pour la « transition énergétique », mais qu’importe! La concurrence libre et non faussée impose sa loi. L’emploi et le climat s’opposent aux règles de l’UE. Qu’importe! Nous voilà condamnés à mourir pour la cause de ces damnés traités. Dans le même temps, la multinationale suédoise SKF (130 sites sans le monde) annonce la fermeture de son site avallonnais pour insuffisance de rentabilité. Voilà une petite ville (7000 hahitants) condamnées à mort par les meurtriers de bureau, adeptes de la secte de la concurrence libre et non faussée.

L’automobile est aussi dans une bien mauvaise passe, elle aussi. La formation de Stellantis, alliance de PSA et de FCA menace des pans entiers de l’industrie française et italienne. Fiat récupère la technologie et les châssis PSA et amène d’excellentes usines en Pologne où le coût de la main-d’œuvre est très inférieurs aux coûts français et italiens. Et PSA annonce que la remplaçante de berline C5 sera fabriquée en Chine! Carnages en vue. Pour mettre une cerise sur le gâteau, ajoutons que Stellantis est une société basée dans ce paradis fiscal que sont les Pays-Bas. Et ceci en vertu des lois européennes. Pendant ce temps l’action de Tesla, un producteur marginal qui ne gagne pas un liard flambe…

Toutes les raisons qui avaient motivé la création du CNSJS au début de l’année 2019 restent très actuelles, et plus brûlantes encore. Mais force est de reconnaître que notre collectif n’a pas su animer la bataille qui s’imposait. Chacun a eu tendance à retourner à ses occupations habituelles. Peut-être serait-il temps de reprendre le chemin de l’unité. Dans les mois qui viennent la question de la dette liée au COVID va venir sur le devant de la scène. « Quoi qu’il en coûte » avait dit Macron, mais nous allons bientôt savoir ce qu’il en coûté. A plaçant à la tête d’une commission ad hoc l’un des artisans du passage à l’euro, Jean Arthuis, Macron a clairement signifié son projet: faire pays la dette par les plus pauvres et sauver les profits des riches. Il va falloir réclamer, un peu bruyamment sans doute, l’annulation de la dette, ce qui fera hurler Mme Merkel et les dirigeants des autres « frugaux » qui se gavent de notre argent (Pays-Bas, par exemple). Une alliance de la France, de l’Italie et de l’Espagne, les trois pays a quitté l’épidémie a coûté sur le plus cher sur tous les plans, pourrait rebattre les cartes.

Enfin, Arnaud Montebourg, champion du « made in France » est clairement entré dans l’arène en vue de la prochaine présidentielle. Il promet de ne pas hésiter à casser de la vaisselle à Bruxelles. S’il tient ferme sur cette ligne, s’il ne se laisse pas intimider par les brigades de choc des européistes, il pourra rassembler largement un électorat qui transcende les clivages partisans obsolètes. Un Prince, disait Machiavel, doit savoir choisir le bon moment (et nous y sommes) mais aussi faire preuve de ces deux vertus essentielles que sont la ruse et le courage. Il reste au candidat de « l’engagement » à montrer qu’il possède bien ces deux vertus.

Denis COLLIN – le 13 janvier 2021

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2 réflexions sur « Sortir du marasme, combattre la machine mortifère de l’UE »

  1. Bonjour,
    Merci de ces vœux Denis. Le chemin est escarpé mais on ne va pas renoncer pour autant !
    J’ai un gros doute sur le fait que Montebourg voudrait vraiment casser « de la vaisselle » à Bruxelles. Il est profondément accroché à l’existence de l’Union européenne…

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