Jacques Toubon, une prise de position éclairante et salutaire…

Jacques Toubon, le défenseur des droits, ancien ministre sous la présidence de Jacques Chirac, vient de prendre la parole sur les violences dont les Gilets jaunes ont été victimes de la part des forces de police.

Il indique:  » C’est dans le maintien de l’ordre que les armes de force intermédiaire (comme les flashball et les LBD) posent un problème », visant notamment le LBD 40×46, après que de nombreux manifestants ont été blessés, parfois grièvement au visage, dans différentes manifestations.

Il dénconce « une dangerosité qui fait que l’intégrité des personnes qui manifestent peut être atteinte » et réaffirme la nécessité de « préserver la liberté de manifester ».

En réalité, cette intervention de Toubon permet de tirer trois enseignements:

1/Sur le plan politique, il faut aujourd’hui que ce soit le « défenseur des droits » qui monte au créneau pour défendre les libertés démocratiques et l’intégrité physique des manifestants mises en cause par le pouvoir de monsieur Macron, alors qu’il y a peu encore on aurait assisté à une levée de boucliers. Où sont donc passées nos belles âmes, nos défenseurs des violences dans les quartiers, nos représentants officiels des droits de l’homme, nos intellectuels de toute sorte, universitaires, journalistes, juristes, etc…? Est-ce que les Gilets jaunes ne sont pas dignes de leur attention? Se moquent-ils des coups pris par la france d’en bas de la part d’une oligarchie sans scrupule, prête à tout pour faire prévaloir ses intérêts particuliers?

2/Sur le plan humanitaire, démocratique, des libertés: Jacques Toubon confirme ce que dénoncent des milliers de Français qui manifestent pour leurs droits et qui sont confrontés à une violence inédite.

3/Sur le plan immédiat, le défenseur des droits Jacques Toubon doit nous inciter, par sa prise de position publique, à amplifier sans attendre le mouvement de signature de notre pétition « Pour la défense des libertés publiques et des droits démocratiques » qu’on trouvera sur notre site, qu’il s’agit de propager, de partager…

Jacques Cotta, le 18 janvier 2019

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