Le grand débat ou comment le pouvoir bafoue la souveraineté Nationale!

Il ne peut exister de souveraineté nationale sans respect des règles élémentaires de la démocratie. Nous en sommes loin et les exemples abondent de viols qui permettent à l’oligarchie politico médiatico financière de conserver dans ses mains le pouvoir au détriment de l’intérêt national et de la volonté populaire.

Le grand débat est un nouvel exemple. Les médias présentent le passage d’Emmanuel Macron dans quelques mairies, sous haute protection, service d’ordre et gendarmes mobilisés, gazages de tout citoyen non désiré assurés, public trié sur le volet convoqué, comme un exercice susceptible de renouer avec le peuple. La démocratie en quelque sorte…

Les séquences filmées par des téléphones portables indiscrets suffisent à voir le ridicule, l’agressivité, l’arrogance d’Emmanuel Macron. Mais rien de bien neuf à ce stade. 

Ce qui est nouveau et stupéfiant réside dans l’opération élyséenne elle-même. Voilà ce que tout le monde pressent révélé au grand jour. Indépendamment de la moindre discussion, sans même sauver les apparences, les réponses sont déjà là, inscrites dans le programme gouvernemental avant même que les questions du grand débat n’aient été abordées.

Sur La BBC par exemple, Bruno Lemaire, sans doute parce qu’il se sent loin de la France et surtout des français, se laisse aller. Pourtant le journaliste britannique lui donnait l’occasion d’un recul en bon ordre permettant de tergiverser, de proclamer que la poursuite des mobilisations de Gilets jaunes étaient malvenues. 

  • Depuis que les gilets jaunes sont descendus dans la rue – et après des centaines de blessés – Macron est revenu en arrière sur les taxes sur le diesel. Il est revenu en arrière sur les retraites. Il est revenu en arrière sur les heures supplémentaires ! On dirait, et ce n’est pas la première fois en France, que les ambitions d’un président réformateur ont été anéanties par la population française. On a déjà vu ça… » 
  • Des reculs ont été concédés mais malgré cela nous resterons sur le chemin des réformes et de la transformation, coupe le ministre.

Lemaire sur la ligne de Macron qui dans sa lettre aux français indiquait que sur le fond des revendications sociales des Gilets jaunes -rétablissement de l’ISF,  réforme fiscale, chômage, Smic, services publics- il continuerait sur l’orientation qui a mis des centaines de milliers de citoyens dans la rue… Ce qui promet pour les temps qui viennent.

La question posée généralement sur tous les barrages est celle de la répartition de richesses et de la taxation des GAFA par exemple. Voilà là aussi une assez bonne illustration de l’arnaque médiatico politique que ce gouvernement veut réaliser. Comme s’il s’agissait d’une avancée, il annonce avant même que formellement le débat annoncé ait eu lieu, que fin février le gouvernement déciderait d’une taxe qui serait rapidement votée au parlement. 

La taxe devrait frapper les entreprises dont les ventes mondiales atteignent ou dépassent 750 millions d’euros et qui réalisent un minimum de 25 millions d’euros en France. « Si ces deux critères ne sont pas réunis, elles ne seront pas imposées », précise le ministre.

Le taux serait en fonction du chiffre d’affaires, le prélèvement maximum prévu étant de 5%. Pour le ministre pris d’euphorie, il s’agit d’un « enjeu majeur du XXIe siècle » et « une question de justice et d’efficacité ». Mais ses propres spécialistes ont les pieds sur terre. « Pour les entreprises concernées, une goutte d’eau » précisent les agents gouvernementaux appointés par BFM…

A ceux qui s’interrogeaient sur l’utilité de participer au « débat » macronien, Macron lui-même et ses ministres ont donné la réponse… Il ne s’agit que de donner un semblant ce crédibilité au pouvoir contesté depuis dix samedi dans toute la France…  Merci, sans moi!

Jacques Cotta, le 21 janvier 2019

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