Européennes 2019: un vote essentiel pour les anti UE

Alors que nous sommes au seuil des élections européennes, les articles, posts sur les réseaux sociaux se sont multipliés expliquant les vertus de l’abstention.

Participer à la mascarade des élections pour un parlement européen croupion dont on conteste la légitimité et que l’on souhaite supprimer, serait une aberration voire une façon de cautionner la machine infernale bruxelloise. Ne pas participer a contrario, serait délégitimer les institutions européennes.

Quel étrange raisonnement qui a bien du mal à se confronter au réel !!

 Car au vu des taux d’abstention aux élections européennes dans nombre de pays, il y a belle lurette que cette légitimité n’existe plus.  Avec un taux de participation de 13,05 % en 2014, la Slovaquie devrait être sur le point de quitter l’union.

On n’a par ailleurs jamais vu un européiste très gêné par le sujet. Manque de proximité, défaut d’information, crise politique intérieure, tous les arguments sont bienvenus. Ainsi pour les slovaques, le désintérêt pour les élections européennes serait dû parait-il, à … leur europhilie ; l’union européenne n’est pas un sujet. Qui dit mieux ?

Dans le même temps, mécaniquement l’abstention favorise les partis en tête.

Il y a donc une absurdité à se réfugier dans l’abstention, en particulier dans un scrutin à la proportionnelle à un tour, dès lors qu’il y a une offre politique pouvant répondre à nos attentes.

N’est ce pas le cas en l’occurrence puisque 2 listes se prononcent clairement pour la sortie de l’UE et de l’euro ? Toutes les autres étant en revanche UE compatibles et de fait, européistes.

Quant à voter RN dans le seul et unique but qu’il dépasse LREM, n’est-ce pas rejouer le match de 2014 où le FN était arrivé en tête, et pour quel résultat ? N’est ce pas remettre des pièces dans la machine pour un nième leurre ?

Envoyer des souverainistes au parlement européen en revanche, afin qu’ils s’en servent comme tribune pour expliquer aux français la réalité de l’union européenne, est une stratégie pertinente et essentielle pour laquelle nous n’avons rien à perdre et tout à gagner. Le combat actuel est d’abord et avant tout celui de l’information.

C’est donc donner une légitimité à un courant de pensée que le système médiatique veut occulter et, comme le dit Etienne Chouard, qui apporte son vote à l’UPR, contraindre ce système à accepter ce courant.

Il reste à faire un choix entre les 2 listes souverainistes, favorables au FREXIT. A chacun de discerner qui a apporté les informations et critiques les plus fournies sur l’UE, qui est apte à vraiment utiliser le parlement européen comme porte-voix efficace. Le choix n’est pas cornélien ; Il ne me semble pas que Florian Philippot, député européen, ait particulièrement œuvré en la matière…

Si on ajoute : qui a apporté avec constance une critique clair et circonstanciée sur les guerres de l’OTAN, sur le conflit Syrien ? L’affaire parait entendue.

Et pour conclure, tournons-nous vers la Grande Bretagne :

Est-ce une augmentation significative de l’abstention qui va enfin permettre le BREXIT ?  L’hypothèse prête à sourire.

N’est-ce pas plutôt un très bon résultat du tout nouveau parti de Nigel Farage (quand bien même son score serait en deçà des derniers sondages, sans doute trop beaux pour être honnêtes) qui précipiterait les choses et amènerait irrémédiablement un nouveau premier ministre tenu par ce résultat ? Espérons que ce soit le sens de la démission de Thérèsa May.  Et ainsi s’enclencherait le mécanisme de sortie de la Grande Bretagne, avec à la clef, l’hypothèse devenue plus réaliste d’une sortie sans accord… Pour autant, la victoire finale ne sera pas encore assurée. Bien d’autres péripéties peuvent advenir comme des élections générales ou la tenue d’un second referendum tant souhaité par les « remainers » travaillistes…

Il n’en demeure pas moins dans cette hypothèse, que le rapport de force serait de nouveau en faveur du BREXIT, ceci largement grâce à ce nouveau parti et son prédécesseur le petit UKIP qui aux élections européennes de 2014 avait obtenu le plus grand nombre de voix et ainsi ouvert la voie du referendum de 2016.  On ne rappellera jamais assez en effet, que ce referendum fut initié par David Cameron dans le but premier de casser l’UKIP, une victoire du « remain » le privant de sa raison d’être.

C’est donc bien là l’essentiel. Toutes les occasions doivent être saisies pour favoriser activement le camp souverainiste. Car qui peut imaginer que la sortie de l’UE sera une promenade de santé où les perdants s’effaceront un jour élégamment devant le verdict des urnes, ou considèreront qu’ils n’ont plus la légitimité nécessaire du fait d’une trop grande abstention ? Nous savons qu’il n’en est rien et que c’est une aimable plaisanterie. Compte tenu des forces en présence, le combat sera permanent jusqu’à la dernière minute avant la victoire.

Pour nous qui partons de beaucoup plus loin que les britanniques, ne négligeons donc pas toutes les possibilités de renforcer le camp des souverainistes. C’est le cas ce Dimanche.

Alors demain, votons, et bien.

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