ADP: Stopper les privatisations, battre Macron, c’est possible…

Les résultats des élections européennes ne règlent rien. Devant la crise économique que le capitalisme déclenche dans toute l’Europe, les questions mises à l’ordre du jour par le mouvement des Gilets jaunes en France ressurgissent déjà avec une violence redoublée. Malgré les « discours » de propagande, la réalité s’impose en effet de façon irréfutable.

Le pouvoir d’achat continue d’être amputé. Des centaines de milliers de familles supplémentaires ne peuvent finir le mois, se nourrir, se loger, se soigner. Le prix de l’essence connait à nouveau des hausses vertigineuses. L’augmentation du coût de l’électricité de 6% à l’ouverture de la période estivale, conséquence directe de la politique de l’UE, de l’idéologie libérale de la Commission Européenne, et des traités, va frapper massivement, augmentant par centaines de milliers celles qui déjà ne peuvent s’éclairer ou l’hiver se chauffer.

Le soir même des résultats, le président de la République et son Premier ministre ont martelé leur volonté d’aller plus vite, plus loin dans les réformes engagées. 

La volonté d’enfoncer le clou sur le dossier des retraites en instaurant les « retraites par points » va plonger des millions de français supplémentaires dans la misère. 

La décision de supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires va amputer directement les services publics et priver un peu plus les communes d’éducation, de soins, de transports au détriment des besoins vitaux de nos concitoyens. Les campagnes, les petites communes et leurs habitants seront les premiers touchés. 

La liquidation de notre bien commun et la vente de notre patrimoine à des intérêts étrangers, qui remettent gravement en cause notre souveraineté, revient sur le devant de la scène. 

Après les autoroutes privatisées qui permettent aux amis du pouvoir de s’engraisser lorsque l’usager doit débourser toujours plus au péage, après les aéroports de Bordeaux et de Nice, après les bâtiments historiques tel l’Hôtel Dieu, l’affaire Alstom refait surface, remise notamment à l’ordre du jour par les révélations d’un de ses anciens cadres détenus aux USA et par un député qui saisit la justice pour des faits de corruption qui concerneraient Emmanuel Macron en personne. Démantelé en 2015 avec l’assentiment de l’actuel président de la République alors ministre de l’économie de François Hollande, la France se voit privée d’un de ses fleurons industriels, sa partie ferroviaire devant aller à l’allemand Siemens et sa partie énergie reprise par l’américain General Electric qui annonce au lendemain des européennes le licenciement de plus de 1000 salariés à Belfort et la fermeture probable du site. 

Sur l’ensemble de ces questions, la force accumulée par le mouvement des Gilets jaunes qui a rassemblé des centaines de milliers de citoyens des campagnes, des petites communes délaissées, et de villes plus importantes, ne demandera qu’à ressurgir à la première occasion.

Un des champs de bataille incontournable choisi par le président de la République est la privatisation de ADP. Il est possible d’infliger sur ce front une défaite majeure au président de la république, qui sera un désaveu de l’ensemble de sa politique. Il est possible d’obtenir un référendum qui dira Non à la privatisation et par là-même Non à Macron, et c’est dans cette direction que le CNSJS décide d’engager ses forces, appelle à l’unité nécessaire qui pourra permettre au peuple souverain de l’emporter, prendra toute initiative dans ce sens.

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