ADP: expérience d’une campagne prometteuse.

La campagne pour ADP a démarré.

Dans l’arrière pays niçois, 5 « Gilets jaunes » ont décidé de venir sur un marché local pour informer et inviter la population à signer sur place pour exiger un référendum concernant le projet gouvernemental de privatisation d’ADP.

Dés le début, les réactions enregistrées ont été très surprenantes.

  • La discussion s’est engagée spontanément, la table avec panneau devenant un point de rencontre sympathique et animé.
  • Les discussions ont laissé paraitre un rejet total de Macron, de sa politique et de son gouvernement.
  • Une queue s’est installée « comme dans un bureau de vote » diront certains, carte d’identité en main, pour passer à la table où, derrière un ordinateur connecté à internet, un des 5 GJ remplissait le formulaire pour les personnes qui attendaient leur tour.
  • Une motivation ressentie et exprimée par tous, la possibilité de gagner non seulement sur ADP et le refus de « voir la France vendue à la découpe », mais aussi à travers cette campagne sur tout ce qui est précieux notamment aux zones rurales, les services publics de santé, de transport, d’éducation, etc…

En deux heures de temps, 27 personnes ont remplis le formulaire. 7 se sont engagées à revenir la prochaine fois munies de la pièce d’identité qui leur faisait défaut.

Une des leçon de cette histoire semble évidente. Les tentatives de « regroupements gazeux » ont montré leur inefficacité. Internet ne peut se substituer aux rapports humains et directs. Ces rapports nous ramènent quelques années en arrière, lorsque des organisations un peu structurées, politiques ou syndicales, avaient des militants qui allaient au « contact ». N’est-ce pas ce qui manque cruellement aujourd’hui? Et n’est-ce pas cela à travers les expériences que nous pouvons recenser et centraliser dans le CNSJS que nous pouvons tenter de surmonter…

Partagez

Laisser un commentaire