Et si on s’engageait tous ensemble pour des états généraux de la République

Chaque jour en France et au niveau international les méfaits du capitalisme se font sentir au détriment de millions d’individus qui cherchent à comprendre pour agir. Les mêmes causes entrainant souvent les mêmes effets, on assiste de part le monde à des soulèvements, des manifestations, des réactions qui s’opposent à une répression violente de la part de régimes prêts à frapper le plus fort possible pour faire passer leur politique. La France est de ce point de vue, sous les bons auspices de l’union européenne, un cas d’école de ce qui est accompli ou se prépare un peu partout.

En France l’agression du capital semble en effet plus forte encore que partout ailleurs. Quelques-unes des causes méritent d’être soulignées.

  • Le point d’où part le gouvernement d’Emmanuel Macron est le plus élevé. C’est en effet tout un édifice social conquis de longue date et de dures luttes que le gouvernement d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe veut mettre à bas. Avec l’assurance chômage, la retraite par répartition, l’assurance maladie et la sécurité sociale, la captation par le capital du salaire différé, moins visible que la baisse du salaire versé chaque mois, mais de même nature, et quelques autres mesures, c’est une régression des dizaines d’années en arrière que le gouvernement s’apprête à imposer.
  • Les méthodes utilisées sont une agression directe contre les citoyens, mais à travers eux contre le cadre républicain lui-même. La police est instrumentalisée comme une milice prétorienne. La justice et la magistrature, comme dans les heures les plus sombres de notre histoire, se montrent aux ordres d’un pouvoir politique sans scrupule pour atteindre l’objectif que ses donneurs d’ordre -finance, fonds de pension, fonds spéculatifs, et grands patrons- lui assignent.
  • La décomposition politique en cours laisse comme seule issue sur le terrain politique électoral que le « remake » des dernières élections présidentielles, un pseudo affrontement Macron Le Pen qui dans la tête du premier ne laisserait aucun doute sur sa victoire et un second mandat. Pari pour le moins risqué face à la volonté majoritaire de battre inconditionnellement Macron -comme cela est expliqué dans MACRON – LE PEN : de la TRAGEDIE à la FARCE, papier que j’ai publié sur le site la sociale il y a quelques jours-, et de balayer, notamment aux municipales, les candidats LREM qui pour tenter d’assurer leur succès en sont à cacher leur appartenance. 
  • Le pourrissement des institutions et du régime a mille et une expressions. Parmi elles, outre les scandales qui affectent périodiquement les hautes sphères du pouvoir, les manipulations purement anti démocratique, comme la volonté affichée du ministère de l’intérieur de supprimer dans les décomptes de votants la moitié du corps électoral, soit tous ceux qui sont dans les communes de moins de 6000 votants, au prétexte « qu’ils n’influent pas sur la politique nationale ».

C’est la république qui est directement menacée.

Ce sont ses fondements qui sont atteints gravement.

Alors quelle initiative? Que faire? Comment agir?

Sans doute faudrait-il en finir avec l’éparpillement sur l’essentiel, et donc aborder ici -les colonnes du site du CNSJS sont évidemment ouvertes à cet effet- quelques points qui permettraient un échange nécessaire et constructif.

Comment apprécier l’état de la République, son évolution depuis deux années de pouvoir macronien notamment sur le plan politique, social, démocratique…

Quelles mesures indispensables devraient être prises? Comment sauver ce qui peut l’être et rétablir ce qui doit l’être, tant sur le plan social que démocratique, qui fonde la république sociale.

Comment être utiles tout de suite? Et si on Commençait à débattre ici, sans à-priori, pour aller vers ce qui pourrait être des « Etats généraux de la République » organisés nationalement et localement…

Jacques Cotta, le 20 janvier 2020

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Une réflexion sur « Et si on s’engageait tous ensemble pour des états généraux de la République »

  1. Bonjour,
    Je souscris à cette idée d’états généraux réunissant les diverses mouvances, pour l’instant existant autour de quelques personnalités.
    Ce qui me semblerait important, c’est que ce soit l’occasion de créer une dynamique à la base. Je suis en province, à Marseille précisément, et je souhaiterais que soient posées les conditions de construire des comités locaux qui permettent aux sympathisants des divers mouvements puissent de se retrouver afin d’élaborer et développer des actions au moins de communication.
    En effet, la mobilisation pour le référendum contre la privatisation des ADP n’a pu se faire, faute de structuration, dans notre camp. tirons-en l’expérience ?
    Paul

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