Une dynamique politique positive pour rendre possible ce qui est nécessaire

Un article de Vincent Christophe Le Roux publié sur son site. Avec l’accord de l’auteur, nous publions ici cet article qui s’inscrit dans la discussion ouverte par les articles de Denis Collin et Bertrand Renouvin.

On prête à Armand Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu d’avoir dit : « La politique est l’art de rendre possible le nécessaire ». J’ai choisi de me reposer sur cette citation pour donner son titre à ce billet de réflexions. Il m’a été inspiré ce dimanche soir par la lecture d’un billet intitulé « La catastrophe qui vient – Il n’y a vraiment plus de temps à perdre » que Denis Collin a publié le 15 janvier dernier sur son blog La Sociale et que l’on peut lire en cliquant ici.

Je l’apprécie tout particulièrement parce qu’il ne se contente pas de dresser un constat que tous, nous avons déjà posé. Il appelle à un sursaut en faisant converger et se « rassembler », en vue d’ « engager une dynamique positive » les « groupes », les « tendances », les « individus » qui « n’acceptent pas la décomposition sociale, politique et morale de notre monde », ces « gens qui, chacun de leur côté, affirment lutter pour la souveraineté nationale, la démocratie et les droits sociaux et qui devraient se retrouver pour mettre ensemble leurs idées, en balançant par dessus bord les vieilles étiquettes inutilisables de droite et de gauche ».

Il se trouve que je suis moi-même très attaché à cette idée de rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent voir restaurée notre souveraineté nationale et populaire, notre République (au sens de Res Publica) et notre démocratie (j’entends un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple) avec comme objectif de revenir aux Jours Heureux et même d’en inventer d’autres, plus beaux encore, pour tous, et non pour quelques-uns au détriment de tous les autres, et cela en ne nous limitant pas à récupérer ce que nous avons perdu, mais aussi en partant à la conquête d’autres droits, d’autres libertés, d’autres progrès en tous domaines pour que notre génération apporte quelque chose à l’Histoire et inaugure un avenir plus heureux pour les générations qui nous suivront.

C’est cette volonté-là qui constitue déjà de fait la ligne de fracture politique de notre temps. Non seulement entre ce « bloc populaire » que nous constituons (classes dites populaires et classes moyennes) face au bloc « élitaire » ou « bourgeois » ainsi que l’a développé Jérôme Sainte-Marie dans son génial essai [1] auquel Denis Collin fait allusion dans son billet susvisé, mais aussi entre les citoyens (femmes et hommes) attachés d’une part au principe de souveraineté nationale et populaire, et donc de liberté à la fois collective et individuelle et de capacité à se gouverner soi-même, et d’autre part à la volonté inébranlable de rendre la vie meilleure pour tous et toutes en se servant notamment de l’État, outil le plus puissant pour changer la vie pour le meilleur.

Ces critères de démarcation politique ne distinguent plus droite et gauche qui n’ont plus de sens depuis des années tant ces deux concepts ont été dévoyés, salis, dénaturés, transformés, mais opposent les vrais démocrates (celles et ceux attachés aux deux aspects de la souveraineté : nationale et populaire) à ceux qui préfèrent un régime autoritaire (oligarques, ploutocrates, communautaristes, religieux voulant déterminer la vie collective). Et ces critères de démarcation politique permettent également de différencier d’une part les « humanistes » voulant aider à rendre la vie heureuse pour tous, et donc notamment et surtout pour celles et ceux qui ont besoin d’être aidés, et d’autre part les égoïstes qui ne se soucient pas du malheur des autres, qui parviennent très bien à vivre heureux au milieu du désespoir et du malheur des autres, voire qui le créent, le maintiennent et le répandent par leur propre façon de vivre, par leurs choix et par leurs décisions qui s’imposent aux autres parce qu’ils sont les dirigeants ou leurs serviteurs zélés.

Nombre de mes ami-e-s et camarades politiques ont pu se sentir hier comme enfermés à « droite » ou à « gauche ». Les uns et les autres ont eu, sans nul doute, de bonnes raisons d’être plutôt à droite qu’à gauche et vice-versa. Avec les années, et avec les gouvernements qui se sont succédé, ces repères évidents se sont brouillé. On ne savait plus trop pourquoi, sinon par habitude ou par réflexe, on soutenait la droite ou la gauche. Certains éléments nous troublaient de plus en plus, et ils se multipliaient quantitativement parlant, en plus de prendre une portée toujours plus importante.

Comme a pu l’expliquer Thomas Guénolé dans son livre « La Chute de la Maison Mélenchon » à propos d’un aspect particulier de ce que j’évoque ici, lorsqu’on est dans une pareille situation de conflit intérieur (cette dissonance cognitive dont il a parlé), on tient un moment ; et puis à force de voir ces contradictions, on ne voit plus qu’elles ; et vient un moment où ça lâche ! On se libère. On s’émancipe. Et alors, on perçoit des choses que l’on ne voyait pas, ou que l’on ne voulait pas voir. Le déni dans lequel on se trouvait explose et tout nous revient fort et clair !

On comprend alors combien le système tenait sa force d’opposer ceux qui auraient dû marcher ensemble, ceux qui avaient finalement bien plus de choses en commun qu’on ne le disait. Le système mettait en exergue des points de conflit somme toute secondaires par rapport à ce qui faisait la vie publique de notre pays. Sans compter que le conflit politique, a priori majeur, à propos de l’immigré, a tenu éloignés les uns des autres, comme antagonistes les uns aux autres, des gens qui en fait n’étaient pas loin de penser de même. S’ils semblaient si opposés, c’était non seulement parce qu’ils étaient attachés à des partis qui eux étaient opposés, et parce que cet attachement à des partis opposés aboutissait à ce que les positions se radicalisent et s’opposent de plus en plus fortement, chacune étant guidée par la trajectoire amorcée par le parti dont chacun était proche.

Or, une fois cet antagonisme « institutionnel » disparu, avec en plus le surgissement du mouvement des Gilets jaunes qui a fait que tous ces gens de gauche et de droite se sont parlé de nouveau avec respect, se sont écouté avec considération, au lieu de se disputer et de s’invectiver, eh bien chacun ayant, de bonne volonté, fait un pas vers l’autre, des positions qui semblaient diamétralement opposées et irréductiblement antagonistes, se sont avérées finalement compatibles. Des compromis inenvisageables sont apparus possibles, sans que personne ne renonce à l’essentiel, et sans que personne ne se renie, ni ne renie ses valeurs fondamentales.

Et ce mouvement des Gilets jaunes a permis justement que commence à se reconstituer une nation, un peuple puisque tous ont alors compris, les uns plus vite que d’autres mais les « autres » finissant par rejoindre les « uns », que tous avaient, peu ou prou, les mêmes problèmes ; et que ces problèmes étaient le résultat direct de l’action des mêmes responsables.

Alors que pendant des années, certains considéraient que l’immigré était le seul responsable de leurs malheurs, ils ont fini par comprendre qu’en réalité, leur malheur, vécu aussi par nombre de ces immigrés, était le fruit des politiques décidées par quelques-uns qui, de droite, de gauche, du centre, de France, de Bruxelles, de Francfort, de Berlin ou de Washington, agissaient de concert pour dissoudre la France, pour dissoudre son « modèle social », pour vendre ses services publics au privé, pour dilapider les ressources patrimoniales, matérielles, logistiques, industrielles, pour dévaster les ressources humaines, pour réduire les libertés, les droits fondamentaux et les « sûretés » en même temps que l’égalité, la laïcité et le principe même de la société au sens de vie collective organisée.

Tout ceci fait système. Il ne s’agit pas d’actions isolées les unes des autres sans « planification » centrale, aboutissant à des résultats malheureux inattendus. Tout cela a été pensé, organisé et mis en œuvre d’une manière intelligente, consciente, déterminée, méthodique, depuis les années 70, avec un renforcement dans les années 80 et 90 et une accélération manifeste dans les années 2000. En France comme partout dans le monde. Ce n’est plus le capitalisme en tant que tel qui définit cela mais ce que l’on a appelé l’ultra-libéralisme ou le néolibéralisme. De grands intellectuels ont écrit des dizaines d’ouvrages sur le sujet.

On arrive au bout de la route. Mais, comme le dit Denis Collin dans son billet « La catastrophe qui vient – Il n’y a vraiment plus de temps à perdre », il y a urgence à agir pour orienter les choses du bon côté car si nous attendons que les choses se fassent d’elles-mêmes, nous risquons de pleurer des larmes de sang, et même de cracher du sang, bien plus encore qu’aujourd’hui.

Et pour opérer cette libération, comme cela fut fait en 1944, il nous faut constituer un collectif, un mouvement, une organisation (je ne sais sous quelle appellation ou quelle structuration) du type du Conseil National de la Résistance mais en inventant cette fois notre propre outil de la reconquête. Nous devons évidemment apprendre les leçons de l’Histoire et donc nous inspirer de ce qui a été fait avant nous et qui fut victorieux mais sans chercher à recopier l’expérience d’hier. Il nous faut aussi inventer, créer, innover en trouvant – collectivement on y parviendra aisément – les réponses les mieux adaptées au temps que nous vivons, et les remèdes les plus opportuns pour guérir les maux qui sont les nôtres en 2020.

Si la logique de l’opposition des blocs (bloc populaire contre bloc élitaire ou bourgeois) est un des aspects de la stratégie de reconquête, tant il est devenu prégnant que, de fait, le bloc élitaire ou bourgeois a mené depuis près de cinquante ans – et mène plus que jamais aujourd’hui – une guerre au bloc populaire, je pense qu’il faut prendre garde à ne pas s’enfermer dans cette guerre des classes même si elle est une réalité évidente, par la volonté non pas du bloc populaire, mais bien du bloc élitaire ou bourgeois.

Je dis qu’il ne faut pas s’enfermer dans cette logique-là parce que cette opposition-là, qui est finalement une autre manière de présenter l’affrontement entre le 1% et les 99%, n’est pas opérante sur le terrain électoral si on la pousse à son extrémité. Pour la raison que, en France, ce ne sont pas 1% contre 99%, mais plutôt 15 à 30% (rassemblés autour du 1%) contre 70 à 85% qui sont atomisés.

L’entrée des avocats, des médecins, de diverses professions intellectuelles supérieures et de CSP+, catégories constituant une partie des classes moyennes supérieures, dans le mouvement de contestation mené par les Gilets jaunes et les syndicalistes, témoigne d’un basculement du type de ceux qui, dans notre Histoire, ont permis les révolutions. Et c’est quand le conflit est revenu entre les classes populaires et les classes moyennes supérieures, que les malheurs réapparurent, avec le temps des contre-révolutions et des réactions sanglantes des dominants d’hier que l’on avait écartés ou à qui l’on avait mis une laisse. Il faut donc prendre garde à maintenir rassemblées dans un but commun ces deux parties du bloc que nous cherchons à constituer. Pour ne pas revivre les tragédies du passé.

Et, pour l’instant, il s’agit déjà de réussir à constituer ce bloc populaire regroupant les classes populaires et les classes moyennes, seul outil politique à même de nous permettre collectivement de reprendre le pouvoir grâce auquel, ensuite, nous pourrons goûter de nouveau aux Jours Heureux grâce aux politiques publiques qu’ensemble nous mettrons en œuvre, dans l’intérêt général.

Et pour cela, en effet, il faut qu’agissent de concert ces gens hier opposés et qui ont commencé par se retrouver.

On assiste à un fourmillement d’initiatives positives depuis quelques années et surtout depuis quelques mois. Ce peut être considéré à la fois comme une atomisation désespérante ou comme un gage de renouveau prochain. Tout dépend de l’esprit qui anime celles et ceux qui amorcent ou incarnent ces formes de renouveau.

Celles et ceux qui, de manière impériale, parce qu’ils sont sûrs d’être les meilleurs d’entre-nous, ou parce qu’ils ont l’ancienneté, l’expérience ou la sagesse, parce qu’ils ont été lucides et déterminés avant les autres, ont comme discours : « Nous sommes là, rejoignez-nous car nous sommes les plus légitimes » non seulement s’illusionnent sur leur avenir, mais en outre sont des obstacles à la libération collective. Plus personne aujourd’hui, et surtout pas dans la période de rejet et de défiance massive que nous connaissons à l’égard des pouvoirs, des partis, des « autorités » et des « consciences » ne peut admettre d’obéir, de se rallier, de se mettre sous la coupe de qui que ce soit. La libération sera une œuvre collective ou ne sera pas. Donc, il faut que chaque acteur ait l’ouverture d’esprit requise, et plutôt que de tendre la main pour qu’on le rejoigne là où il est déjà, agisse de concert avec les autres, quitte à créer avec eux quelque chose de neuf, qui n’existe pas encore et qui donc ne sera pas connoté d’une manière ou d’une autre.

Il ne s’agit pas de détruire ou d’ignorer les forces plus ou moins organisées, plus ou moins anciennes ou récentes, qui existent aujourd’hui. Il s’agit de les utiliser toutes et de mettre leurs énergies, leurs idées, leurs bonnes volontés dans un « pot commun » pour que chacun, appuyé sur les autres, renforcé par les autres, aille plus loin et si possible plus vite.

J’espère vraiment que l’esprit de responsabilité prévaudra dans toutes les têtes. Et que bientôt, on n’entendra plus, chez les uns, les discours égocentriques ou exclusivistes habituels, et chez les autres, les propos de fermeture ou d’ostracisation à l’égard de celles et de ceux qui ne sont pas leurs clones absolus.

Si nous échouons à réussir ce rassemblement, alors nous sombrerons dans des malheurs plus terribles que ceux que nous avons déjà connus. Je pense que nous en avons tous la prescience. Mais le pire n’est jamais sûr. Il nous revient de faire ce qui doit être fait. Ce n’est pas si difficile. J’ai envie de dire qu’il nous suffit d’accepter le principe du compromis (qui n’est pas la compromission) et celui de l’altérité. L’autre est forcément différent de nous, même s’il est apparemment proche voire très proche ; et cet espace d’altérité ne doit pas constituer un casus belli sous peine que nous perdions le combat, pour notre commun malheur.

Pour paraphraser Antonio Gramsci, ma raison me pousse au pessimisme mais fort heureusement ma volonté tire dans l’autre sens et me donne à espérer. Puisse cet optimisme être contagieux et se substituer, dans tous les esprits, à la résignation. Puisse la volonté d’agir être assez ferme pour ne pas nous placer dans l’attentisme.

L’Histoire nous a montré, maintes fois, que rien n’est impossible à qui se donne les moyens et à qui a la volonté de vaincre.

Soyons raisonnablement optimistes. Ayons la volonté, fermement chevillée au cœur et à l’esprit, de refaire l’Histoire. Et donnons-nous les moyens les plus propices à notre victoire !

[1] Bloc contre bloc – La dynamique du macronisme. Jérôme Sainte-Marie. Éditions du Cerf, octobre 2019. Voir ici une entrevue de l’auteur avec Le Vent Se Lève. Voir ici une retranscription de l’introduction du livre.

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Une réflexion sur « Une dynamique politique positive pour rendre possible ce qui est nécessaire »

  1. Bien d’accord avec cette analyse perspicace émaillé de citations bien placées.
    Personnellement, je cherche à rendre crédible ce rassemblement de volontés et aspirations sur des bases communes à notre peuple en lutte contre un capitalisme multiséculaire qui remonte à l’organisation du commerce antique au moins si ce n’est plus.
    L’organisation de métropoles autours de lieux d’étapes commerciales avec une autorité de tutelle militaire et politique pouvant organiser les échanges a vite été monopolisée par une élite financière qui a accaparé le pouvoir politique par le pouvoir de l’argent… Je ne vais pas refaire l’histoire du capitalisme, ce système que Marx a déjà analysé avec brio…
    Mais ce qui réuni toutes les luttes actuelles c’est la lutte contre les effets du capitalisme triomphant dans sa phase exponentielle juste avant la crise de débouchés qui a déjà montré que cela s’exprime concrètement par des guerres dues à des recherches de marchés et de profits de plus en plus étendues dans leurs effets, et dont les deux dernières guerres sont les mondiales suivies par l’actuelle formation de blocs mondiaux qui vont déclencher un nouveau conflit planétaire qui met réellement en danger la planète même… L’écologie n’a rien inventé, c’est la lutte pour la vie qui s’impose contre la recherche de l’exploitation de la nature et des humains sous toutes ses formes.
    Nul pessimisme mais un constat : que le mondialisme est en fait l’ultime stade du capitalisme de plus en plus destructeur car basé sur un système pathogène dû à la libération anarchique de besoins de domination égoïste d’une classe de névrosés prêts à tout pour satisfaire leur goût du pouvoir sur les autres, et dont l’argent est le moteur et la drogue.
    Et c’est à ce sujet que j’intervient, car ayant eu un père franc-maçon, issu d’une famille de réfugiés italiens, il a d’abord adhéré au parti communiste triomphant après guerre et a abandonné sa propre famille pour satisfaire son besoin d’ascension sociale… Je le cite parce que il représente le type même du travailleur qui renie sa classe, sa famille et son pays pour intégrer une nouvelle situation de parvenu tels que sont les macronistes actuels : comme les cadres économiques capitalistes, de simples mercenaires, les francs maçons représentent depuis la contre révolution de 1794 et Bonaparte l’ossature de cette société « bourgeoise » qui a remplacé totalement le droit du sang par le droit du sol et de l’argent roi.
    Non pas que l’ancien régime (le sabre et le goupillon) était mieux, d’ailleurs les capitalistes d’alors l’on bien servi (tel Colbert ou autre laquais d’argent) mais le peuple travailleur a changé de maître.
    Et les trois ordres ont changés : la royauté et la noblesse de sang ont été remplacés par les capitalistes, les militaires sont restés des serviteurs de sang (nobles bonapartistes) mais dévoués au nouveau pouvoir d’argent, mais il fallait une nouvelle religion d’argent : et ce fût cette franc-maçonnerie occulte (et maintenant soit-disant ouverte) qui est apparue et qui est devenue l’aile marchante et surtout pensante du pouvoir.
    Bien entendu, l’enrobage est tentant, avec des accents démocratiques, progressistes, humanistes, etc… Mais l’arrière cour où siège le grand conseil inconnu aux yeux du profane a largement remporter le combat sur le rival pape devenu une simple marionnette pour sa part.
    L’illusion entretenue sur le rôle de la franc-maçonnerie est si puissante que même des révolutionnaires anarchistes sont entrés en maçonnerie… à des grades subalternes évidemment.
    L’attrait du pouvoir caché et l’illusion de la dissimulation du bien pour survivre…
    Cette « élite » à la foi culturelle, intellectuelle, religieuse mais aussi et surtout économique et politique est le creuset de tout ceux qui se croient « au dessus » des « autres ». L’élite » de la table ronde d’hier, les privilégiés de droit et de la culture divins
    Je ne vais pas parler de complotisme comme l’auraient faits les fascistes et nazis de la dernière guerre, ou les « démocrates » d’aujourd’hui, mais je parle de manipulation par l’illusion et la tromperie.
    Ainsi, le problème du pouvoir politique n’est pas le choix entre une royauté et une république, car tels les gaulois, les grecs ou les premiers romains, une république peut désigner un roi de même que celui-ci peut être jugé et même tué pour trahison par le peuple, mais la maçonnerie a réussi à imposer une vision manichéiste de la politique … De même entre le fascisme, le communisme identifiés comme le mal par rapport à une démocratie (ou la social-démocratie) rêvée et imaginaire bien plus que ne le sont ces deux visons du pouvoir.
    Tout pouvoir a ses « radicaux extrémistes » qui souvent dérapent sur des problèmes réels.
    Mais aucun ne dérape aussi parfaitement et avec assez de prévisions et d’efficacité que les libéraux démocrates actuellement à l’oeuvre. Ils prévoient et organisent les crises dans l’espoir de les maîtriser face aux yeux crédules du petit peuple besogneux, ceux que l’on désigne comme les sans dents, les miséreux, les petits…
    Enfin, la nécessité de détruire us et coutumes issues du peuple ou de ses pratiques pour le rendre plus apte à gober la leçon du grand maître franc maçon libéral est rendue indispensable pour perpétuer une société « libre » et « heureuse », dans l’avenir radieux du progrès soit disant maîtrisé par ceux qui savent, toujours selon cette école maçonnique.
    Que dire de plus sinon que j’ai vu mon père, ce franc-maçon qui m’a par avance décrit ce que eux avaient prévu il y a de très nombreuses années et qui se déroulent sous nos yeux maintenant, comme le commencement du paradis pour tous ceux qui savent, face à la masse ignorante des esclaves… que l’on a prévu de supprimer du processus économique et même historique.
    Alors pour ceux qui croient que c’est eux qui ont raison, je leur dit rejoignez votre camp, car la vérité de l’apocalypse des croyants ne sera peut-être pas surement celle que vous avez appris par les écoles du pouvoir actuel.
    Il existe d’autres voix, et d’autres voies, qui ont été sacrifiées au profit du mensonge, de la dissimulation et de l’amour du pouvoir d’une élite néfaste coupable de tous les phénomènes actuels et passés qui ont entraîné et vont entraîner les pires catastrophes.
    Le peuple a en commun l’amour de son prochain, de la nature, de la paix maîtrisée, de la vraie liberté, et n’a pas besoin d’illusion ni de drogue.

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